Où l'auteur de la niouzeletteur annonce un nouveau jour de parution pour celle-ci, l'avant-première du nouvel épisode de L'Empire n'a jamais pris fin sur Pétain, et puis d'autres trucs encore, toutes ces choses donc
La niouzeletteur change de jour. Elle ne sera plus la niouzeletteur du dimanche. Elle sera la niouzeletteur du vendredi. Pourquoi ? Pour plein de raisons. Le choses ne se font jamais pour une seule raison. Si quelque chose ne se fait que pour une seule raison, méfiez-vous, c’est que c’est pas la bonne.
La niouzeletteur sera désormais la niouzeletteur du vendredi pour plein de raisons. Mais tout d’abord pour que tout le monde ait son ouikennde. Le vendredi après-midi c’est déjà la fin de la semaine. D’où la chanson des Easybeats, Friday On My Mind. Mais ce n’est pas le ouikennde. Si vous le voulez, vous pourrez la lire le dimanche soir, avec l’araignée de l’espoir. Ou vous pourrez la lire avec l’araignée du chagrin, le samedi matin. Mais si vous préférez partir en ouikennde, vous pourrez la lire le vendredi après-midi, c’est-à-dire aujourd’hui, c’est-à-dire maintenant. “Et c’est OK” comme disent les jeunes. Vendredi is the new dimanche. Et si vous la lisez uniquement par Blast, en abonné de Blast qui la reçoit avec son abonnement Blast, vous la recevrez quand Blast vous l’enverra, entre vendredi et dimanche, ça, c’est entre leurs mains, pas les miennes (“Et c’est OK” !)
Bon. Voilà. J’ai parlé du changement de jour. Mais y a pas que ça à faire. Y a encore plein de choses à annoncer. Et pour commencer : l’avant-première du prochain épisode de L’Empire n’a jamais pris fin. Celui sur Pétain. Ou plus exactement sur Drumont, Maurras, Pétain. L’antisémitisme comme passion contre-révolutionnaire. Comme passion de droite. Et pas seulement comme passion. Puisque cet antisémitisme a eu un rôle stratégique et politique contre-révolutionnaire très précis entre le dix-neuvième et le vingtième siècles. Et pas un petit rôle. Oui, j’associe l’antisémitisme à la culture politique de droite. Comment, à une époque où des gens se prétendent ni de droite ni de gauche, différencier ce qui est de gauche de ce qui est de droite ? C’est pas très difficile, Sherlock. C’est simple. C’est même simpliste.
Donc L’Empire n’a jamais pris fin saison 3 épisode 4, sur la culture antisémite française, de l’affaire Dreyfus à la France de Pétain, ce sera samedi 28 mars à 17h à L’Archipel, 17 boulevard de Strasbourg 75010 Paris. Et il est impératif de réserver.
https://www.larchipelcinema.com/reserver/F607484/D1774713600/VF/217671/
Oui, c’est bientôt. C’est même la semaine prochaine. Mais ce sera tôt. Ce sera en fin d’après-midi, presque à l’heure du goûter. Comme ça, si vous voulez ensuite partir en soirée, vous pourrez ensuite partir en soirée. Et si vous voulez passer la soirée à parler de L’Empire avec vos amis, vous pourrez aussi.
Ce ne sera pas ma première soirée dehors de la semaine. Oulala. Le grand malade sort de sa convalescence. Sonnez les matines. Le grand malade sort de chez lui. Ding daing dong.
Mardi 24 mars, je participe à l’hommage à David Lynch d’Olivier Mellano au Théâtre du Châtelet. In My Head. Dans la tête de David Lynch ? Ou dans celle d’Olivier ? Bonne question. Olivier Mellano va jouer les morceaux des films de David Lynch avec sa guitare from another place et un orchestre de dix musiciens merveilleux. Il m’a demandé de participer. Je participerai. Do birds fly ? J’étais pas sûr d’en être parce que j’étais malade. Et à Rennes, pour la première de cet hommage cosmique, j’étais tellement malade que j’y étais en fantôme. Derrière le rideau. Mais là, a priori, ça va aller. Là a priori je pourrais. Et je m’en réjouis fort.
https://www.chatelet.com/programmation/25-26/in-my-head/
Mes excuses à vous qui me lisez, mais c’est déjà complet. C’était complet très vite. Je vous ai informé mais je n’ai pas beaucoup insisté parce que j’étais pas sûr de pouvoir y participer. Et je ne voulais pas une fois de plus sonner les cloches pour un truc que j’allais annuler. Mais il paraît qu’il y aura d’autres dates à Paris. Je vous préviendrais dès que j’en saurais plus.
Olivier Mellano et moi, on est déjà de vieux amis. On est de vieux complices. On a commencé à se produire ensemble au Monte-en-l’air, lors de ma résidence Satan Trismégiste, en 2013. Treize ans déjà. Treize ans de bonheur. Tout d’abord, je préparais un texte, une conférence, et il jouait de la guitare dessus. Je parlais de Baudelaire ou de King Crimson. Ou de René Daumal. Et Olivier jouait, jouait, jouait. Et il m’emportait dans les étoiles avec lui. Il m’emportait dans l’autre monde. Ça donnait des choses comme Un million d’helminthes.
https://vimeo.com/61338880
La vidéo officielle est sur viméo. Mais quelqu’un l’avait mis sur YouToube. Pour ceux qui ne jurent que par YouToube.
https://www.youtube.com/watch?v=mHFS3FQcIVY&t=4s
Ce duo, on l’a même fait à trois, avec Hermine Karagheuz. On est devenu un trio l’espace d’un soir. Hermine lisait Apollinaire. J’exégétais. Et Olivier nous emportait loin, loin, loin. Hermine me manque.
https://vimeo.com/85036790
Ensuite, Olivier Mellano m’a demandé un truc de dingue : il m’a demandé de ne plus préparer de conférence. Carrément. Il m’a demandé de venir sur scène sans rien et surtout sans avoir réfléchi avant. Monter sur scène et improviser, comme lui. Improviser de la pensée comme il improvisait de la musique. Un sacré truc. Je dirais même plus (c’est mon côté Dupont et Dupond à moi tout seul) : un truc sacré. Je ne me suis jamais autant senti comme un prêtre, un officiant, un pasteur possédé que dans ces soirées d’improvisation avec Olivier. Je ne me suis jamais autant préparé qu’en ne me préparant pas. On l’a fait plusieurs fois. On l’a même fait en Belgique, à Tournai, en 2021 (je ne crois pas qu’il existe de captation). On l’a fait à Marseille, en 2022 (la captation est de mauvaise qualité). On l’a fait à la Maison de la Poésie en 2019 (et là, la captation est bonne).
https://www.youtube.com/watch?v=fwkBbj_eFnY&t=835s
Et maintenant Olivier Mellano me demande de venir sur scène pour parler de David Lynch alors qu’il joue avec son orchestre de dix musiciens.
David Lynch, David Lynch. On n’en a pas fini avec David Lynch (et c’est tant mieux). La dernière fois que j’en ai parlé, c’était en Suisse, à Neuchâtel. Au NIFFF.
https://www.youtube.com/watch?v=CtYH66phTKE
Et cette semaine j’étais l’invité de Lynchsplaining. Le podcast Lynchsplaining. Ce podcast fabuleux qui dure depuis des années, et où, depuis le mois de septembre, Sofiane Aït-Kaci et Charlotte Blum décortiquent, avec leurs invités, un épisode de la saison 3 par podcast.
https://www.youtube.com/watch?v=6JYC1QhCG4I
J’en ai profité pour intégrer à mon site oueb les autres épisodes de Lynchsplaining où je suis intervenu. Il y a encore bien des choses qui manquent à ce site oueb et pourtant je pensais avoir tout mis. J’avais pas tout mis. Ces derniers temps, j’ai ajouté des vidéos anciennes de Fabienne Issartel. Des vidéos d’Arnaud Baumann. Elles manquaient.
http://www.pacomethiellement.com/corpus_intervention.php?id=942
http://www.pacomethiellement.com/corpus_intervention.php?id=943
Et là j’ai ajouté les épisodes de Lynchsplaining consacrés aux épisodes 7 et 22 de la saison 2 de Twin Peaks. Enfin, celui consacré à Twin Peaks - Fire Walk with me. C’était toujours une telle joie d’aller enregistrer un épisode de Lynchsplaining chez Sofiane.
http://www.pacomethiellement.com/corpus_intervention.php?id=944
http://www.pacomethiellement.com/corpus_intervention.php?id=945
http://www.pacomethiellement.com/corpus_intervention.php?id=946
J’étais l’invité du dernier épisode, mais ce sont Charlotte et Sofiane qui sont venus chez moi. Ils ont tenus compte de ma longue convalescence de grand malade. Résultat de la folle opération : on a fait plus de trois heures sur l’épisode 8. On s’est autorisé toutes les digressions. J’étais si heureux. C’est une telle joie de parler de Twin Peaks avec Sofiane et Charlotte. C’est une telle joie de parler de David Lynch.
Une joie telle que je retourne en parler demain samedi chez Arnaud Laporte. Dans une édition spéciale de Comme un samedi. Avec Olivier Mellano et une partie de son groupe. Avec également mon vieux François Angelier et Nathalie Bittinger. David Lynch, David Lynch, on n’en a pas fini avec lui (et c’est tant mieux).
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/comme-un-samedi
On n’en a tellement pas fini avec Lynch que mon cher Bertrand Mandico en a reparlé dans Plan Large, l’émission d’Antoine Guillot, qui fêtait son dixième anniversaire samedi dernier.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/plan-large/plan-large-special-10e-anniversaire-avec-caroline-champetier-betrand-mandico-jean-marie-larrieu-et-claire-simon-9673260
Bertrand Mandico dont un des derniers films, La Déviante comédie, est regardable en ce moment-même, en ligne. Sur Prime :
https://www.primevideo.com/detail/La-Déviante-Comédie/0S1VNJ6GOZ4L58BZPFBRJCFMIG
La Déviante comédie, c’est le film de la pièce qui ne s’est pas jouée, au Théâtre des Amandiers, à cause du covid et du confinement. Quel moment fou. Une variation sur Conann, immense film, son Grand-Oeuvre à ce jour, traitant - entre autres - du fascisme et de sa fascination (teaser : on en reparle dans l’épisode de L’Empire n’a jamais pris fin sur Pétain). Avec Elina Löwensohn inoubliable dans le rôle de Rainer, le chien fassbindérien de l’Enfer. Christophe Bier en metteuse en scène, Octavia Foss. Julia Riedler dans le rôle de Sanja. Et quelques-unes de ses Conann : Claire Duburcq, Camille Rutherford, Sandra Parfait. J’en étais, au début et à la fin, dans le rôle de Lolita Lovecraft. Conann, Conann, on n’en a pas fini avec toi (et c’est tant mieux). Regardez le film, mais si vous avez envie de vous mettre l’eau à la bouche, regardez la bande-annonce ici :
https://www.youtube.com/watch?v=5Im-5pvbRoQ
Et puis je vous ai déjà parlé de Lung’s Poetry et de sa merveilleuse musique. Lung’s Poetry fait un duo avec la poétesse Zoé Besmond de Senneville : Raconter l’histoire de cette fille et de sa peau. C’est très intense et très beau.
https://www.youtube.com/watch?v=s8NnwPdsBXA
Et Lung’s Poetry a aussi mis en ligne un nouveau morceau, Something Out There, avec Noïbé à la guitare. Juste génial.
https://www.youtube.com/watch?v=p6PsidFT_ko
Vous en avez des choses à faire, à voir et à entendre. C’est bien. C’est comme ça la vie, la vie vivante.
Un dernier Zappa pour la route, pour ne pas changer. Un classique, où le comique se transforme en énigme. Un hymne dont je ne me lasse pas. Dont je ne me lasserai jamais. Une chanson qui commence comme la publicité d’un office de santé publique contre les ravages de la bromhidrose, ce fléau, et s’achève en art poétique énigmatique, avec un dialogue philosophique ou hermétique entre un homme et son chien sur la continuité conceptuelle et l’apostrophe (‘). Je veux évidemment parler de Stink-Foot.
https://www.youtube.com/watch?v=EmVu-Wxe-Uw
On s’arrache la vache. Cachou Marichou. Bon ouikennde, les amis.